Moteur de Recherche de l'Industrie Pharmaceutique [websites sélectionnés]

mardi 14 mai 2024

La doctrine du numérique en santé [version 2023]

Publication de la doctrine du numérique en santé - Version 2023

L’Agence du numérique en Santé (ANS) et la Délégation au numérique en santé (DNS), en étroite collaboration avec les Directions du Ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, notamment la Direction Générale de l’Organisation des Soins (DGOS), ainsi que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Cnam) et le GIE Sesam-Vitale, présentent la 5ème édition de la Doctrine du numérique en santé (version 2023).

Dans la logique d’État-plateforme, la Doctrine du numérique en santé constitue le document de référence pour les acteurs de l’écosystème de la e-santé, qui développent ou opèrent des services numériques au bénéfice des professionnels du système de santé et in fine des usagers. Elle s’adresse principalement aux entreprises du numérique en santé et plus largement aux structures publiques ou privées, de toutes tailles, qui créent, maintiennent ou développent des services numériques en santé. 

Publiée chaque année depuis 2020, la Doctrine du numérique en santé permet de partager les évolutions techniques des projets portés par la Feuille de route du numérique en santé

Elle présente ainsi les évolutions du socle de sécurité, d’interopérabilité et d’éthique du numérique en santé en France, tel qu’il se définit par ses référentiels, services et plateformes portés par la puissance publique, représentés sous la forme de la « maison de la e-santé ».  

Une Doctrine n’ayant de sens que si elle est adoptée et appliquée par l’ensemble des acteurs, les programmes d’accompagnement de l’écosystème pour faciliter l’adoption des règles et l’accélération des usages associés sur le terrain y sont également présentés... lire le communiqué de presse de l'Agence du Numérique en SantéDoctrine du numérique en santé -  Doctrine du numérique en santé - Version 2023 [PDF] -




jeudi 18 avril 2024

Bristol Myers Squibb France et l'EDHEC Business School dévoilent les résultats de la seconde vague de leur baromètre de la santé connectée

Santé connectée : un recul de l’utilisation et une confiance en demi-teinte

Bristol Myers Squibb France et l'EDHEC Business School dévoilent les résultats de la seconde vague de leur baromètre de la santé connectée

Cette deuxième vague du baromètre de la santé connectée révèle une évolution prudente des perceptions et des usages :

  • une utilisation faible (24%) et en recul de 8 pts par rapport à la première vague fin 2022 des outils de santé connectée par les personnes atteintes de maladies chroniques dans le suivi et la gestion de leur maladie
  • un manque d’enthousiasme général vis-à-vis des outils de santé connectée - seuls 21% des Français sont prêts à utiliser tout ce qui existe en termes de santé connectée (-9 pts) et plus que 69% à utiliser davantage la santé connectée en général (-7 pts)
  • une chute de confiance dans les hôpitaux publics et privés en matière de santé connectée - seuls 52% des Français (-15 pts) considèrent désormais les services publics comme étant légitimes à proposer des services thérapeutiques numériques et 41% d’entre eux (-13 pts) pour les services privés

Paris, le 2 avril 2024 -  Après une première vague fin 2022, Bristol Myers Squibb et l’EDHEC Business School dévoilent les résultats de la seconde vague de leur baromètre de la santé connectée. Réalisé par IPSOS, il prend le pouls des Français et donne aux acteurs de l’écosystème de la santé connectée un aperçu de l'évolution de leurs perceptions alors que le numérique est de plus en plus présent avec notamment une nouvelle feuille de route du numérique en santé 2023-2027 pilotée par la Délégation ministérielle au Numérique en Santé (DNS).

Bristol Myers Squibb BMS

Menée auprès d’un panel national représentatif de 1000 Français âgés de 18 à 74 ans du 7 au 9 février 2024, cette seconde vague du baromètre montre des évolutions en un an en termes de besoin d’information, de pédagogie et de réassurance quant à l’utilisation de la santé connectée.

EDHEC

Une confiance des Français en demi-teinte    

IPSOS

Les résultats de la seconde vague du baromètre Ipsos pour Bristol Myers Squibb et l'EDHEC révèlent une baisse globale de la confiance des Français dans les outils de santé connectée, dans un contexte de multiplication des cyberattaques et de fuite de données de santé. 

Un recul de l’utilisation des outils de santé connectées

Seuls 21% des Français se déclarent prêts à utiliser tout ce qui existe en termes de santé connectée : et plus que 69% à être prêts à davantage l’utiliser en général (versus respectivement 30% et 76% en 2022). Les moins prêts à utiliser davantage les outils en santé connectés sont les plus âgés (59% des 55-74 ans) et les niveaux d'éducation les moins élevés (59% des niveaux inférieurs au bac). Les services de santé numériques impliquent souvent le partage de données sensibles. Or, les 9 attaques cybercriminelles dont ont été victimes différents groupes hospitaliers en France en 2023 ainsi que la fuite des données de la Sécurité Sociale de février 2024 pourraient expliquer ces résultats. 

On note une tendance à la baisse du niveau d’information de la population française sur le sujet de la santé connectée par rapport à la précédente vague d’interrogation : Les Français se déclarent davantage mal informés (30% vs. 23% en 2022). Un manque d’information plus fortement ressenti chez les 55-64 ans, les ruraux, et les femmes.

Néanmoins, une écrasante majorité des Français a déjà utilisé des outils de santé connectée : 84% pour prendre rendez-vous avec un médecin spécialiste (notamment des femmes 87% ; des CSP+ 88% ; et des Franciliens 89%) ; 78% pour prendre rendez-vous avec un médecin généraliste (notamment les Franciliens 89%). Concernant les applications de suivi de santé, 54% des Français déclarent en avoir déjà utilisé (58% chez les personnes ayant un accès facile à leur médecin) mais seuls 21% d’entre eux l'utilisent souvent.

Parmi les 37% de Français utilisant au moins occasionnellement une application de suivi de santé, et à la différence de la première vague, les ruraux (36% ; +4 pts versus 2022) sont désormais aussi nombreux que les urbains (37% ; résultat identique à 2022) à les utiliser régulièrement. Les personnes atteintes de problèmes respiratoires (48% ; +4 pts versus 2022) y ont davantage recours que celles atteintes d’autres maladies chroniques (38% ; +2 pts versus 2022).

Une chute de confiance dans les hôpitaux publics et privés 

La majorité des Français n’est pas en confiance pour partager ses données personnelles en dehors d’un partage avec son médecin traitant (85% versus 84% fin 2022), des organismes publiques (Assurance maladie : 62%) ou avec des hôpitaux (hôpitaux publics : 65%, hôpitaux privés : 51%). Seuls 12% et 15% des Français accepteraient de transmettre leurs données de santé personnelles respectivement aux GAFAM (12%) ou à leur banque/assurance (15%). Des résultats globalement stables par rapport à la première vague du baromètre. 

Le fait d’annoncer explicitement dans la question que les données personnelles fournies seront anonymisées encourage légèrement plus les Français à transmettre leurs données personnelles à des destinataires associées à des initiatives privées.

En effet, s’ils seraient +12 pts (37%) à accepter de fournir leurs données personnelles dans de telles conditions (vs. transmission de données sans spécifier qu’elles seront ou non anonymisées) aux entreprises du médicament, ils ne seraient que +4pts (53%) à le faire pour les organismes de recherche clinique et +6pts (18%) pour les GAFAM.

Seuls 52% des Français considèrent désormais les services de santé publics et 41% les services de santé privés comme étant légitimes à proposer des services thérapeutiques numériques, soit une baisse respective de 15 et 13 pts depuis la dernière enquête.

Par rapport à la première vague du baromètre, les craintes face à la santé connectée, notamment sur la sécurité et la fiabilité, sont en augmentation. 42% des Français expriment des craintes quant à la sécurité et au détournement des données contre 36% fin 2022. Cette crainte augmente avec l’âge et est partagée par 44% des 45-54 ans et 50% des 55-64 ans.

L’association médecin / Intelligence Artificielle : entre crainte et espoir

Les Français ont tendance à faire davantage confiance à l’IA lorsqu’elle permet de prévenir des maladies avant qu’elles ne surviennent. 65% d’entre eux accepteraient de changer leur mode de vie sur les recommandations d’une Intelligence Artificielle dans ce cas.

2/3 d’entre eux sont également en faveur de l’utilisation de l’IA pour limiter les tests de médicaments sur les êtres vivants..

Toutefois ils ont une perception mitigée des bénéfices offerts par les services / solutions thérapeutiques numériques (big data, IA…) pour la santé personnalisée. Une courte majorité d’entre eux (55%) pensent que leur utilisation est bénéfique avec une sur-représentation des 18-34 ans et des CSP+. Un tiers des Français exprime également des doutes quant à la fiabilité des outils connectés. Cette Intelligence Artificielle dont beaucoup parlent reste une inconnue en laquelle les Français n’ont pas une grande confiance (note de confiance moyenne de 4,6/10). Cependant, lorsqu’on leur explique comment elle est déjà utilisée pour accélérer le processus de diagnostic des cancers du sein, ils sont 57% à avoir davantage confiance.

Enfin, si elle ne remplacera pas le médecin (opposition ferme de 36% des répondants), l’IA générative est envisagée pour accompagner le médecin dans le diagnostic pour 19% des Français, pour les tâches administratives pour 16% des Français, pour le rendre plus performant/mieux formé tout au long de sa carrière pour 23% des répondants. Aujourd’hui encore, les Français font davantage confiance à leur médecin seul pour le traitement (60%) et le diagnostic de pathologie (58%) qu’au couple médecin-IA pour respectivement 37% et 39% d’entre eux.

Le défi de la révolution numérique en santé     

Ce baromètre s’inscrit dans le cadre de la Chaire de recherche « Management in Innovative Health » créée en mai 2022 par Bristol Myers Squibb et l’EDHEC Business School qui vise à contribuer à l’accélération de l’innovation dans le domaine de la e-santé au bénéfice des patients.

Entreprise biopharmaceutique centenaire, Bristol Myers Squibb s’est positionnée depuis plus de 10 ans sur les médicaments pour traiter les maladies graves où les besoins médicaux sont importants comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, auto-immunes et neurologiques. Entreprise biopharmaceutique de premier plan, Bristol Myers Squibb est persuadée que la science prédictive et les capacités numériques, associées aux capacités scientifiques, peuvent considérablement accroître sa capacité à découvrir et à concevoir de nouvelles thérapies plus personnalisées qui peuvent offrir les meilleurs résultats aux patients dans le monde entier... lire tout le communiqué de presse de Bristol Myers Squibb France - lire le rapport d'étude Ipsos pour Bristol Myers Squibb - EDHEC Baromètre santé connectée 2e vague [PDF] - lire le communiqué de presse de l'EDHEC [PDF] -


mercredi 14 février 2024

Enquête « Les Français et le numérique en santé » menée par la Délégation au numérique en santé (DNS)

Confiance et utilisation du numérique en santé, sécurité́ des données de santé, retours d’expérience de Mon espace santé... afin de mieux déceler les habitudes et les freins des Français en matière de numérique en santé, la Délégation au numérique en santé (DNS) a mené́, avec Verian (ex Kantar Public) et Harris Interactive, une vaste enquête qualitative et quantitative intitulée « Les Français et le numérique en santé ». 

Délégation au numérique en santé (DNS)

La Délégation au numérique en santé a dévoilé lundi 5 février 2024, les résultats d’une étude sur la perception du numérique en santé menée avec deux instituts de sondage auprès d’un échantillon représentatif de 2 032 français. À cette occasion, la DNS est revenue sur les leviers identifiés afin de continuer à développer les usages du numérique en santé, dans un cadre éthique et inclusif. 

Les Français utilisent de plus en plus le numérique en santé 

Aujourd’hui 90% des Français ont déjà eu recours à au moins un outil / service numérique en santé.  

Ils sont 74% à considérer que le développement du numérique en santé aura un effet positif sur la coordination des différents praticiens dans le suivi du dossier médical des patients.  

Néanmoins, des inquiétudes demeurent, notamment en raison du risque de déshumanisation des soins et de l’égalité d’accès à tous les services.  

Les Français et leurs données de santé 

86% des Français considèrent légitimement leurs données de santé comme particulièrement sensibles et redoutent, pour 78%, qu’elles soient utilisées à des fins commerciales ou qu’elles fassent l’objet de piratage.  

Les Français et Mon espace santé  

Mon espace santé

82% des Français déclarent connaître Mon espace santé, 50% l’avoir déjà utilisé et 35% déclarent avoir activé leur profil Mon espace santé. C’est un chiffre particulièrement élevé au regard du nombre d’activation de comptes. 

Les Français réagissent positivement à la promesse de Mon espace santé. En effet, ils sont 93% à estimer avoir un droit d’accès à tous les documents qui sont émis sur eux en matière de santé et 75% d’entre eux font confiance à Mon espace santé concernant la sécurité de leurs données. En outre, plus de la moitié des non-utilisateurs de Mon espace santé envisagerait y avoir recours si leur médecin le leur recommandait. 

source : communiqué de presse Le numérique en santé : ce qu’en pensent les français

jeudi 8 février 2024

ROFIM et AMA dévoilent la première solution globale de téléassistance chirurgicale

Marseille, France – 1 février 2024 – ROFIM, concepteurs de logiciels de télémédecine et AMA CORPORATION PLC ("AMA") (ISIN GB00BNKGC5 - mnemo ALAMA), annoncent le lancement d'une solution globale pour la téléassistance chirurgicale, couvrant les phases pré, per et post-opératoires.   

AMA

Cette solution intégrée, accessible via un navigateur web, s’étend de la téléexpertise à l’assistance d’expert à distance. Elle permet aux centres médicaux de solliciter un avis spécialisé auprès d'un centre de référence en transmettant le dossier médical et les imageries préopératoires du patient (scanner, IRM, etc.) et en organisant des réunions pluridisciplinaires inter-centres. Lors de l'opération, grâce à la réalité assistée, le chirurgien peut partager son point de vue en temps réel avec un expert distant. L'expert reçoit divers flux vidéo en simultané (lunettes connectées, caméras tierces, colonne endoscopie, etc.) et bénéficie de fonctionnalités avancées telles que le pointage vidéo, la prise de photos annotées, le partage de documents en direct, le zoom, et le contrôle de la luminosité et des contrastes.   

ROFIM

Cette solution chiffrée et sécurisée, sans conservation de données, représente un avantage considérable pour les centres requérants, les centres experts et les patients selon le Dr Daniel Pietrasz, chirurgien à l’hôpital Paul-Brousse AP-HP : « Pour les centres requérants, cela signifie un transfert d'expertise et un maintien d'activité, surtout pour les cas complexes. Pour les centres experts, c'est l'opportunité d'étendre leur influence au-delà des frontières géographiques et d’apporter un second avis pour des situations chirurgicales complexes comme la transplantation et l’utilisation des machines de perfusion. Quant aux patients, ils bénéficient d'un échange d’expertise chirurgicale afin d’anticiper les éléments clés de la prise en charge en pré, per et post-opératoire. » Le produit peut également être utilisé au sein de CHU pour assister des chirurgiens juniors au bloc opératoire.    

chaire Innovation « Bloc OPératoire Augmenté », dite BOPA

Cette solution innovante, fruit de la collaboration entre ROFIM et AMA, trouve son origine dans un partenariat au long cours avec la chaire Innovation « Bloc OPératoire Augmenté », dite BOPA (AP-HP, Institut Mines Telecom, Université Paris Saclay). Elle est déjà en place dans plusieurs établissements de santé, dont BOPA, et déployée par les ARS et GRADeS de Guyane et Martinique. Aux yeux du Pr Éric Vibert, chirurgien transplanteur à l’hôpital Paul-Brousse AP-HP et fondateur de la chaire Innovation BOPA, l’émergence de cette solution sous l’impulsion du Dr Daniel Pietrasz est une belle illustration de la dynamique de transformation des pratiques au bloc opératoire du fait de l’arrivée de nouveaux outils numériques, notamment parce qu’elle favorise des coopérations nouvelles entre centres. A ce titre, elle s’inscrit dans le cadre des grandes orientations du grand plan France 2030, lancé par l’État afin d’accompagner et d’accélérer l’innovation en santé et l’amélioration continue des soins... lire le communiqué de presse de ROFIM et AMA [PDF] -

jeudi 25 janvier 2024

9 lauréats engagés pour l’accélération du numérique en santé ont été récompensés lors de la quatrième cérémonie des Talents de la e-santé

La quatrième cérémonie des Talents de la e-santé a distingué des acteurs porteurs de projets innovants.  

Un événement animé par l’humoriste Tom Villa et organisé par l’Agence du Numérique en Santé et la Délégation au numérique en santé. 

 Paris, le 18 janvier 2024 – La quatrième édition des Talents de la e-santé vient de s’achever. Evénement « hybride » organisé par l’Agence du Numérique en Santé (ANS) et la Délégation au numérique en santé (DNS), les Talents de la e-santé valorisent l’engagement des acteurs de terrain sur le numérique en santé. Le concours était ouvert à tous ceux ayant mis en œuvre un projet structurant de e-santé avec des usages réels et concrets sur le terrain : territoires, industriels, établissements de santé, organismes de formation, startups ou encore institutionnels (ARS et GRADeS). Les Talents récompensent également la collaboration entre acteurs et leurs efforts conjoints pour concrétiser leur projet.  

Agence du Numérique en Santé (ANS)

110 dossiers, 23 finalistes, 8 catégories primées, 1 coup de cœur du jury 

Composé de membres de l’ANS et de la DNS, de représentants des usagers, de représentants des professionnels de santé et médico-sociaux, de représentants des directeurs d’établissement, d’institutionnels et de personnalités du numérique et de la santé, le jury a examiné 23 dossiers de projets candidats, tous innovants, et apportant des usages concrets sur le terrain.

Délégation au numérique en santé (DNS)

Nouveauté cette année, une première sélection a été réalisée en ligne via un vote ouvert à tous. Au total, ce ne sont pas moins de 16 400 votes qui ont départagé les 3 premiers dossiers sélectionnés dans chaque catégorie. 

9 lauréats œuvrant pour l’avenir du système de santé français

Les Talents de la e-santé sont un rendez-vous incontournable pour valoriser les acteurs qui mènent des projets de e-santé structurants pour leur territoire et pour l’avenir du système de santé français. Remis par une marraine ou un parrain de renom, chaque prix reconnaît la qualité du travail collectif et est une formidable opportunité de donner de la visibilité à son projet.


 

Talents e-santé 2023 – les projets lauréats 

  • Prix de l'éthique du numérique en santé : E-medicom 

Descriptif : L'application E-medicom répond au besoin des familles lors de l'hospitalisation d'un proche d’être informées du suivi régulier de l’état de santé du patient. Les médecins peuvent transmettre des informations fiables via des messages vocaux ou écrits. L’application permet une interaction efficace entre médecins, infirmiers et familles améliorant ainsi l’organisation des soins. L'application E-medicom est utilisée actuellement par plus de 7 800 familles et par 200 soignants. L’application respecte le RGPD et les données sont hébergées chez un hébergeur de données de santé.

  • Prix de la cybersécurité : NouVey 

Descriptif : NouVey est un label réunionnais piloté par l’ARS réunionnaise qui propose des outils aux professionnels de santé pour attirer davantage l’attention des acteurs de santé sur la cybersécurité. 

  • Prix Mon espace santé : Up and Space Martinique 

Descriptif : Up and Space Martinique prévoit l'identification de 10 tiers-lieux et/ou EVS, répartis sur l’ensemble du territoire, - lieux d'accueil de la solution de téléconsultation proposée par Numerisat. Les zones blanches seront desservies par solution satellitaire. Enfin, un médiateur numérique en santé, formé, présent sur site, accompagnera individuellement  l’usager/l’aidant/le proche à la création et la prise en main de Mon espace santé. 

  • Prix de l'innovation numérique dans le secteur médico-social : Terapace (TEléxercice par la Réalité Augmentée chez des Paralysies CErébrales) 

Descriptif : Terapace est une application numérique dans un casque de réalité mixte qui propose un programme de rééducation destiné aux enfants atteints de paralysie cérébrale et de lésions cérébrales acquises. Ce dispositif permet de donner facilement accès aux patients à une rééducation adaptée, ludique et interactive en projetant des objets virtuels en 3D dans le monde réel et en enregistrant les performances des jeux réalisés. 

  • Prix de l'innovation numérique en ville : Application Rare Disease Knowledge (RDK) 

Descriptif : L'application RDK est un dispositif médical de classe I agissant comme un moteur de recherche dédié aux maladies rares. Développé en collaboration avec Orphanet (Inserm), il guide les professionnels de santé depuis la détection des premiers symptômes jusqu'à l'orientation vers le centre expert approprié. En favorisant l'accès aux dernières connaissances sur les maladies rares, RDK vise à réduire l'errance diagnostique et accélérer la prise en charge des patients, en alignement avec le plan national maladies rares 3. 

  • Prix de l'innovation numérique à l'hôpital : Aalia.Tech

Descriptif : La mission d'Aalai.Tech vise à améliorer l'accès aux soins et à promouvoir une meilleure prise en charge des patients en utilisant les nouvelles technologies au service de l'intérêt général, indépendamment de l'origine, de la culture et de la langue des patients. 

  • Prix de l’innovation numérique en prévention : Lorio, Breathe and play 

Descriptif : Lorio, développé par Happlyz Medical, est un dispositif médical innovant sous la forme d'une flûte électronique connecté à des jeux vidéo, conçus spécifiquement pour la rééducation respiratoire. Il s'adresse aux 3,5 millions de personnes en France souffrant de pathologies respiratoires chroniques telles que l'asthme sévère, la mucoviscidose, la bronchite chronique et des maladies rares.  

  • Prix de la formation et de la sensibilisation : Akivi.fr  

Descriptif : Akivi a pour mission d’accompagner les futurs soignants dans leur formation sur le corps humain. Akivi propose un dispositif d’accompagnement en anatomie avec des visualisations d’images en stéréoscopie 3D, des réalisations d’images à partir de vrais organes humains et des contenus éducatifs adaptés au niveau des apprenants. Akivi propose ainsi une évolution significative d’apprentissage par rapport aux atlas en 2D, aux visions en 3D à plat et aux images graphiques ne représentant pas la réalité. 

  • Le prix coup de cœur du jury : P4DP – Platform for Data in Primary care 

Descriptif : La plateforme P4DP apporte une contribution significative à l’amélioration de l’efficacité et de la qualité des soins en médecine de première ligne en optimisant l’utilisation des données pour une meilleure gestion de la santé des patients. La plateforme vise l’exploitation « augmentée » des données par les médecins de ville, chercheurs et étudiants afin de permettre le développement de la recherche en médecine de ville pour l’amélioration du système de santé Français par un accès de facilité à des données fiables, des tableaux de bords et des outils de modélisation prédictive.

Communiqué de Presse de l’Agence du Numérique en Santé (ANS)Les Talents de la e-santé -


mercredi 17 janvier 2024

Décret n° 2023-1222 du 20 décembre 2023 relatif à la prescription électronique

Publics concernés : caisses primaires d'assurance maladie, établissements de santé, professionnels de santé, distributeurs au détail de dispositifs médicaux.

Objet : mise en œuvre de la prescription électronique.

Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le lendemain de sa publication, dans les conditions prévues à son article 5.

Notice : le décret définit les conditions de mise en œuvre et d'entrée en vigueur de la prescription électronique entendue comme la dématérialisation des prescriptions de soins, de produits de santé et de prestations établies ou exécutées par les professionnels de santé et leur transmission à l'assurance maladie par voie électronique. Il définit également les droits des patients à l'égard de ces précisions dématérialisées et de leurs conditions d'exécution ainsi que les cas ou circonstances dans lesquels la dématérialisation pourra, par dérogation, ne pas être mise en œuvre par les professionnels.

Références : le décret est pris pour l'application de l'article 1er de l'ordonnance n° 2020-1408 du 18 novembre 2020 portant mise en œuvre de la prescription électronique. Le décret et les dispositions du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale qu'il modifie peuvent être consultés, dans leur rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance .

Lien : Décret n° 2023-1222 du 20 décembre 2023 relatif à la prescription électronique -

vendredi 12 janvier 2024

Withings annonce BeamO, un puissant check-up santé, chez soi, disponible en France courant juin 2024

Withings annonce BeamO, un puissant check-up santé, chez soi

● Ce premier multiscope marque une avancée révolutionnaire dans le domaine des dispositifs médicaux à domicile. BeamO ouvre une nouvelle ère au un check-up de santé complet à domicile ou en télévisite avec un médecin

● Jusqu’alors, le thermomètre était l’outil de santé pour évaluer son état à domicile. BeamO est le «nouveau thermomètre» du futur qui équipera chaque foyer. BeamO permet de prendre la température, mais en plus il ouvre un champ d'analyse nouveau à la maison: l'étude du coeur et des poumons.

● BeamO fusionne les capacités d'un thermomètre, d'un électrocardiogramme, d'un oxymètre et d'un stéthoscope dans un appareil de surveillance à domicile, permettant de surveiller à la fois le cœur et les poumons.

Withings

Las Vegas CES et Issy-les-Moulineaux – 7 janvier 2023 - Withings, leader mondial de la santé connectée, dévoile BeamO - un dispositif de bilan de santé 4-en-1 révolutionnaire. Ce « multiscope » avancé permettra de mesurer les principaux indicateurs vitaux pris lors des consultations médicales et sera disponible en France courant juin 2024. Pour la première fois, BeamO combinera les capteurs d'électrocardiogramme, d'oxymètre, de stéthoscope et de thermomètre pour transformer le thermomètre classique en un outil puissant de surveillance régulière de la santé du cœur et des poumons. Puissant et plus petit qu'un smartphone, il est conçu pour aider les familles à réaliser un check-ups de santé à domicile et améliorer considérablement la qualité des téléconsultations.

BeamO


“BeamO est un appareil multiscope révolutionnaire. Avant, la température corporelle était la seule analyse de santé régulièrement effectuée à domicile. BeamO va bouleverser la mesure des principaux paramètres vitaux effectués lors des visites médicales et les rendra possible à domicile. Ces données précieuses fourniront une vue d’ensemble de l’état de santé des utilisateurs. Elles permettront de détecter des signes avant-coureurs de potentiels problèmes de santé. Au lieu de prendre ces mesures plusieurs fois par an dans un cadre clinique, il sera désormais possible de les évaluer au quotidien,” déclare Eric Carreel, Fondateur et Président de Withings. “BeamO sera le thermomètre du futur, permettant d’évaluer à la fois la température et d’observer l’état du cœur et des poumons.” "La télémédecine post-pandémie est devenue monnaie courante. Bien que pratiques et rentables, les consultations à distance ne permettent pas aux professionnels de santé d’effectuer les mêmes contrôles que dans leur cabinet. BeamO rendra cela possible à distance avec un appareil combinant les fonctionnalités de quatre équipements médicaux différents", poursuit-il... lire le communiqué de presse de Withings [PDF] -



mercredi 3 janvier 2024

La télésurveillance médicale va-t-elle révolutionner la prise en charge des patients ? [Alcimed]

Récemment intégrée au droit commun, la télésurveillance médicale permet un suivi rapproché et personnalisé des patients. Même si son utilisation n’est pas encore généralisée, les avantages qui en découle sont nombreux, notamment pour les cas chroniques. Dans cet article, Alcimed revient sur le développement de cette pratique médicale, les impacts et les perspectives d’adoption de ces nouveaux outils dans la prise en charge médicale.

Alcimed

  1. Qu’est-ce que la télésurveillance médicale ?
  2. L’impact de la télésurveillance médicale
  3. La reconnaissance de la télésurveillance par le droit commun : un changement structurant
  4. L’acceptation de la télésurveillance dans les pratiques médicales : un défi à relever

Qu’est-ce que la télésurveillance médicale ?

A l’aide d’un dispositif médical numérique (DMN), la télésurveillance permet l’interprétation à distance de données médicales par un professionnel de santé puis la prise de décisions relatives à la prise en charge. Les données patients peuvent être rentrées manuellement par celui-ci ou bien automatiquement à l’aide d’un dispositif connecté enregistrant des données cliniques.

La télésurveillance peut être mise en place pour tout patient dont la prise en charge nécessite une période de suivi médical continu ou intensifié. Cette méthode de suivi avancée est particulièrement adaptée aux personnes à risque d’hospitalisation ou de complication et rechutes comme les patients atteints de pathologies chroniques, dégénératives ou en sortie d’une hospitalisation.

L’impact de la télésurveillance médicale

La télésurveillance présente de nombreux avantages pour les patients, les professionnels de santé ou encore les établissements de santé :

  • Amélioration de la qualité de prise en charge des patients grâce à l’anticipation des complications et la modulation des traitements au plus proche du lieu de vie du patient.
  • Amélioration du confort de vie des patients grâce à la prise en charge personnalisée et la réduction des déplacements pour se rendre aux rendez-vous médicaux.
  • Renforcement de la coordination des différents professionnels de santé autour du patient grâce à une communication plus fluide et plus régulière des informations.
  • Réduction des ré-hospitalisations, consultations non planifiées et des coûts qui y sont liés pour des professionnels et établissements de santé.

La reconnaissance de la télésurveillance par le droit commun : un changement structurant

Le programme ETAPES instauré en 2014 par le ministère des Solidarités et de la Santé a permis l’expérimentation de solutions de télésurveillance. Celle-ci visait à faire naître des démarches expérimentales et préfigurer ce que pourrait représenter une organisation de la télémédecine à l’échelle nationale. Plusieurs solutions de télésurveillance répondant aux cahiers des charges publiés ont donc pu être testées par des professionnels de santé tout en garantissant une utilisation rémunérée.

Cette expérimentation ayant prouvé son efficacité, il a été décidé d’inscrire la télésurveillance dans le droit commun en juillet 2023 . Aujourd’hui, 5 cas d’usage sont reconnus :

  • L’insuffisance cardiaque
  • Le port de prothèses cardiaques implantables à visée thérapeutique
  • L’insuffisance rénale
  • L’insuffisance respiratoire
  • Le diabète

Même si cette liste s’applique à un nombre de circonstances bien définies, il est important de mentionner que toutes les situations médicales sont potentiellement concernées par la télésurveillance comme en oncologie ou dans le cadre du suivi de la fertilité. En outre, la HAS a précisé que d’autres pathologies pourront à l’avenir être concernées et prises en charge après avis favorable

De plus, pour permettre une prise en charge par l’Assurance Maladie, le DMN utilisé doit être marqué CE, certifié et évalué. Ensuite, le professionnel de santé en charge du suivi médical du patient, ainsi que le fournisseur de la solution, perçoivent une rémunération par patient et par trimestre.

L’acceptation de la télésurveillance dans les pratiques médicales : un défi à relever

Malgré la reconnaissance de la télésurveillance dans le droit commun et son inscription dans le plan Innovation Santé 2030, les défis d’ordre juridique (responsabilité juridique, protection de la vie privée, sécurité des données) et technique (qualification du personnel médical, interopérabilité des systèmes, débit de communication) restent encore d’actualité... lire la suite de l'article d'ALCIMED : La télésurveillance médicale va-t-elle révolutionner la prise en charge des patients ? - Alcimed Télémédecine -

jeudi 14 décembre 2023

Depuis le 27 novembre, Doctolib offre la possibilité aux soignants d’échanger avec leurs patients grâce à une messagerie praticien-patient intelligente.

À l’occasion de son 10e anniversaire, Doctolib ouvre un nouveau chapitre placé sous le signe de l’innovation.

Depuis 2013, Doctolib développe des solutions visant à faire gagner du temps médical et du confort de travail aux personnels de santé, à développer leur activité et à offrir de nouveaux services à leurs patients. Après 10 années d’existence, Doctolib ouvre un nouveau chapitre marqué par une forte accélération de l’innovation : dès le 27 novembre et tout au long de l’année 2024, Doctolib va lancer de nouvelles solutions majeures pour les soignants et les patients : messagerie praticien-patients, communications groupées, outils de coopération, paiement en ligne… 


Doctolib



Dans les prochains jours, Doctolib va offrir la possibilité aux soignants d’échanger avec leurs patients grâce à une messagerie praticien-patient intelligente

Depuis des années, les soignants nous alertent sur la surcharge de travail liée aux nombreuses sollicitations de leurs patients en dehors de leur consultation ;

Cette surcharge est principalement liée au fait que les soignants jonglent entre de nombreux canaux de communication non sécurisés (téléphone, email, courriers, sms) et non intégrés dans leurs outils de travail ; 

Pour répondre à ces problématiques, Doctolib lance une messagerie praticien-patient unique, sécurisée, intégrée dans leurs outils

  • Elle permet de gérer dans un seul et même endroit tous les échanges avec les patients. Aujourd’hui sur Doctolib, chaque mois, près de 3 millions de documents sont déjà partagés par les soignants à leurs patients.  
  • Doctolib souhaite ainsi permettre aux soignants de reprendre le contrôle sur leurs communications, en leur permettant d’instaurer leurs propres règles de communication et sans exposer leurs coordonnées personnelles. 
  • Les soignants auront la possibilité d’initier la conversation et d’accepter ou non que le patient y réponde. 
  • Ils auront également la liberté de proposer ou non à leurs patients de leur soumettre des demandes précises, pour des catégories pré-déterminées, paramétrables par les soignants.
  • Cette nouvelle solution a été co-construite avec près de 150 soignants issus de toutes les principales spécialités médicales et paramédicales.

La messagerie sera disponible en France à partir du 27 novembre. 



Des communications groupées et ciblées pour une médecine plus préventive

Aujourd’hui, les soignants manquent de temps et de moyens pour jouer un rôle plus préventif alors qu’ils sont un interlocuteur de confiance pour des patients qui cherchent à être plus autonomes dans la gestion de leur santé. 

Ils ne sont pas équipés pour communiquer auprès d’une catégorie de personnes au sein de leur patientèle (par âge, par genre, etc) ou pour envoyer une communication au groupe le plus pertinent (ex : patients vulnérables, patients souffrants d’une pathologie) ;

Dès le 27 novembre, les praticiens auront la possibilité d’envoyer des communications groupées et ciblées à leurs patients. 

  • L’objectif de cette fonctionnalité est de permettre aux soignants de faire de la prévention le pilier de la santé des patients en envoyant des campagnes à partir de modèles prêts à l’emploi, et basés sur les recommandations de la HAS et des autorités de santé. 
  • Ils pourront, par exemple, contacter simplement tous leurs patients éligibles à une campagne de vaccination, en fonction de leur âge, de leur genre, de leur motif de consultation ou de leur dernier motif de consultation. Après réception de ce message, les patients concernés pourront prendre directement rendez-vous pour un vaccin chez leur médecin en quelques clics. 
  • Les soignants pourront également utiliser ce service de communication groupée pour informer leur patientèle des dernières actualités de leur cabinet (fermeture exceptionnelle, déménagement, activation de la messagerie patients, période de congés,…). 

L’année 2024 sera marquée par une accélération forte de l’innovation chez Doctolib

En 2024, Doctolib prévoit aussi le lancement de nombreuses autres fonctionnalités qui contribueront à faire gagner du temps de soins et à améliorer le confort des soignants parmi lesquelles : 

Le service de messagerie entre soignants, qui sera renforcé grâce à la technologie de Siilo, entreprise néerlandaise acquise cette année par Doctolib, et premier service de coopération des soins en Europe. 

  • Doctolib Team deviendra Doctolib Siilo, la future messagerie universelle, gratuite et sécurisée qui simplifie la coopération entre professionnels de santé en Europe avec de nombreuses évolutions à venir. Doctolib prévoit de connecter gratuitement près de 500 000 praticiens entre eux en Europe. Le lancement est prévu au premier semestre. 

Un gestionnaire de tâches intelligent, pour limiter la surcharge de travail des soignants en dehors des consultations et leur permettre de gagner en temps médical et en productivité. Avec cet outil, ils bénéficieront d’une vision complète et centralisée sur l’ensemble de leurs tâches administratives et médicales au sein d’un outil intégré à leur logiciel. Ils pourront ainsi hiérarchiser et déléguer toutes les tâches de leur cabinet (liste des patients à relancer, liste des rendez-vous à déplacer, tâches de leur secrétariat, liste des fournitures à acheter…)

Un système d’enregistrement en ligne amélioré, pour permettre aux patients de mieux se préparer avant une consultation. Selon le motif de consultation, les soignants pourront proposer à leurs patients de compléter un questionnaire en ligne personnalisable, leur demander d’envoyer ou de signer directement en ligne des documents spécifiques. Tout sera intégré directement dans la fiche du patient, permettant aux soignants de gagner en temps et en confort. 

Le paiement en ligne des consultations au cabinet, pour limiter le temps de règlement des consultations qui peut empiéter sur le temps de soin. 

Dans les prochains mois, l’intelligence artificielle aidera les soignants à mieux prendre en charge les patients 

Doctolib travaille actuellement à l’introduction de deux innovations majeures grâce à l’intelligence artificielle pour soutenir les soignants, leur libérer un temps médical précieux et améliorer la qualité des soins. Dès l’année prochaine, Doctolib proposera : 

Un assistant médical qui vise à libérer du temps médical aux soignants en assurant la transcription en temps réel des consultations, la préparation des plans de traitement, la rédaction des lettres d’adressage ou encore l’accès à des ressources médicales. 

Un assistant personnel qui réduira la charge administrative des soignants, en classant automatiquement les documents reçus et en les associant au patient et en leur permettant de mieux utiliser les différentes solutions du logiciel Doctolib... lire le Communiqué de Presse Doctolib du 23 novembre 2023 -


vendredi 31 janvier 2020

[DREES] E-santé : les principaux outils numériques sont utilisés par 80 % des médecins généralistes de moins de 50 ans.

D’après le Panel d’observation des pratiques et conditions d’exercice en médecine générale, près de 80 % des médecins généralistes de moins de 50 ans, contre 48 % seulement des 60 ans ou plus, utilisent quotidiennement les trois outils socles de la e-santé : le dossier patient informatisé, le logiciel d’aide à la prescription et la messagerie sécurisée de santé.

L’exercice en groupe et au sein de structures collectives va généralement de pair avec une utilisation plus poussée de ces outils. L’âge et le fait d’exercer avec d’autres confrères s’avèrent donc deux facteurs déterminants pour l’utilisation des outils numériques socles en médecine générale.


Si le dossier patient informatisé est couramment utilisé, 1 médecin sur 5 structure les motifs de consultations avec un codage particulier. Les médecins les plus jeunes codent le contenu de leurs consultations plus souvent que leurs confrères plus âgés.

Les échanges entre professionnels sont, dans la très grande majorité des cas, sécurisés. En revanche, la sécurisation des données des patients reste à améliorer : seulement un quart des médecins hébergent les données de santé issues de leurs dossiers informatisés sur des plateformes agréées.

source : DREES - E-santé : les principaux outils numériques sont utilisés par 80 % des médecins généralistes de moins de 50 ans.

mercredi 18 septembre 2019

Étude sur les données de santé (EY Life Sciences)

Avec le développement des nouvelles technologies, les entreprises du secteur des Life Sciences peuvent traiter des quantités inédites de données offertes par le corps humain. Elles deviennent de fait des entreprises technologiques. A l’inverse, en accédant aux informations de santé générées par les consommateurs, les entreprises technologiques deviennent des acteurs du secteur de la santé. Ces deux mondes se mêlent, fusionnent.

Quant à l'omniprésence des outils de partage sur mobile et en P2P, elle transforme les patients en super-consommateurs dont les comportements viennent nourrir l'écosystème de la santé.

plateformes de santé

Les entreprises du secteur des Life Sciences ont déjà commencé à appréhender ce nouvel environnement tiré par la demande, en se tournant vers des modèles axés sur les résultats de santé. Elles doivent maintenant réfléchir à la façon de s'associer aux plateformes numériques qui, en temps réel, recueillent, analysent et partagent de manière intégrée les données de santé.

Pour atteindre cet objectif, elles doivent collaborer et nouer des partenariats avec les autres acteurs de leur écosystème, les patients, les professionnels de santé, les établissements de soins, les régulateurs, les payeurs, les entreprises de grande consommation et les entreprises technologiques qui, tous ensemble, forment le secteur des Life Sciences 4.0 dont les modèles économiques reposeront sur la collecte et la valorisation des données de santé par les plateformes digitales.

Lire l'article "Quand le corps humain sera la plus importante base de données, qui en profitera?" sur le site EY.

jeudi 11 février 2016

Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie son avis sur « l’ubérisation » des prestations médicales

Ubérisation des prestations médicales:

Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie son avis sur « l’ubérisation » des prestations médicales 
Répondre aux besoins médicaux des patients sans laisser s’installer une ubérisation de la médecine

Dans un rapport publié aujourd’hui et visant à accompagner le développement des nouvelles voies offertes par la télémédecine et l’e-santé au bénéfice des patients, l’Ordre propose des modifications de la réglementation pour favoriser le développement de la télémédecine au quotidien sur les territoires et dans le cadre du parcours de soins. L’Ordre demande dans le même temps une régulation des offres du secteur marchand. [...]

 
[...] En synthèse et pour action, le CNOM met en exergue dix points d’attention :

  1. L’Ordre demande à la fois une simplification de la réglementation de la télémédecine dans les pratiques des médecins et l’instauration d’une régulation des autres offres numériques en santé dans le respect de principes éthiques et déontologiques dans le champ sanitaire. 
  2. L’Ordre demande la mise en œuvre concrète et appliquée aux territoires de santé de moyens télé-médicaux, afin de répondre aux besoins des patients et aux attentes des médecins qui les prennent en charge. 
  3. La télémédecine étant, comme l’écrit la loi, une forme de pratique médicale, un régime particulier de contractualisation avec l’ARS, lorsqu’elle est pratiquée par les médecins de premier et de second recours dans le cadre du parcours de soins ou de la prise en charge coordonnée du patient, n’est plus justifié. 
  4. La révision de l’écriture du décret télémédecine devra être menée de façon conjointe et concomitante avec une proposition de l’Ordre sur la réécriture de l’article R.4127-53 du code de la santé relatif à la déontologie médicale afin que « téléconseil personnalisé » devienne une forme particulière de téléconsultation, lorsque cette activité est clairement intégrée et tracée dans la prise en charge ou le suivi du patient. 
  5. Au même titre que les actes médicaux dont la prise en charge financière est garantie par l’Assurance maladie, les activités réalisées par télémédecine doivent être inscrites dans CCAM. Cependant, la seule rémunération à l’acte ne s’accorde pas toujours avec toutes les activités de télémédecine. Une part de forfaitisation, par exemple dans le suivi d’une pathologie au long cours ou d’un dispositif médical connecté, devrait être explorée dans le cadre des négociations entre les partenaires conventionnels. De même, il est nécessaire que les dotations financières aux établissements de santéintègrent l’activité télé médicale qui y est pratiquée. 
  6. Une contractualisation obligatoire avec l’ARSdevrait être maintenue, dans le décret, pour les activitésde télémédecine qui seraient de nature expérimentale ou qui se placeraient hors parcours de soins et/ou qui seraient proposées par des assureurs complémentaires, ou autres prestataires privés de services. 
  7. Lors de cette contractualisation avec l’ARS, tel qu’indiqué ci-dessus, levisa de l’avis ordinal sur les contrats signés devrait être mentionné au regard du respect des règles déontologiquestelles qu’établies dans le code de la santé publique 
  8. Lorsque des sociétés intermédiaires interviennentcomme conciergeries numériques entre la demande d’une personne et le médecin qui y répond, l’Ordre doit viser les contrats passés entre le médecin et la société intermédiaire avant leur mise en œuvre, dans le respect de clauses déontologiques essentielles publiées par le CNOM. 
  9. Les responsabilités encourues par ces sociétés tierces ayant une vocation commerciale devraient être exactement précisées au sujet, notamment, de la protection de l’usager vis-à-vis des pratiques commerciales et de leur qualité en matière de santé, en fonction du droit national et de l’état du droit européen. 
  10. L’impact majeur que va avoir la « disruption numérique » par l’usage des applis, des objets connectés et des algorithmes sur le système de santé, l’organisation de soins et des prises en charge, l’exercice médical et la sécurité des patients impose l’accélération des travaux auxquels le CNOM participe avec les autorités sanitaires, régulatrices et de protection sociale en France et en Europe afin que la régulation du marché se réalise sur des bases éthiques consolidées. 

source : CNOM, 10/02/2016 -

vendredi 18 décembre 2015

France eHealthTech, déjà 59 startups françaises de la e-santé unies

16 décembre 2015 - 59 startups françaises de la e-santé se réunissent en une association, France eHealthTech, pour créer une filière du numérique en santé 

En moins de 3 mois, l’idée d’une association, France eHealthTech, fédérant les startups du secteur de la e-santé et du bien-être en France s’est concrétisée. Aujourd’hui, elle rassemble déjà 59 jeunes entre- prises. Un chiffre qui augmente chaque jour. Preuve que le besoin de rassembler et de représenter les acteurs de ce secteur en pleine expansion est indispensable.




La e-santé : un écosystème complexe et innovant 

Plateformes web, réseaux sociaux en santé, applications mobiles et objets connectés de santé, data, interfaces numériques conversationnelles, labellisation de la santé mobile, deep learning… : les startups du secteur de la e-santé et du bien-être ont des domaines d’intervention très variés.

Alors que le système de santé français vit encore en silos (le sanitaire est dissocié du médico-social, le public du privé, les patients des soignants, …) l’écosystème de la e-santé, protéiforme et mouvant, repose sur le décloisonnement de ces acteurs. L’objectif de France eHealthTech est justement de les rassembler pour gagner en lisibilité et visibilité...lire la suite du communiqué de presse France eHealthTech

vendredi 3 juillet 2015

Dossier "Santé : la révolution mobile" [SNITEM Info 197]

"Santé : la révolution mobile" 

 Dossier sur les applications mobiles santé dans le SNITEM Info 197 [Hiver 2014, publié le 15/01/2015] :

La généralisation de l’usage des smartphones, des tablettes numériques et des plates-formes d’applications mobiles permet le développement du marché de la m-santé (santé mobile). C’est une révolution en cours pour les utilisateurs (y compris professionnels) avec un impact non négligeable pour le secteur du DM.

 

mardi 10 février 2015

Livre blanc : De la e-santé à la santé connectée [CNOM, janvier 2015]

Conseil national de l'Ordre des médecins : Livre blanc santé connectée

Le CNOM observe avec intérêt que le débat sur la santé connectée s’est ouvert à la CNIL, dans des cercles de réflexion consacrés au numérique, dans les institutions du monde de la santé et au sein même de la Commission européenne.


Ce livre blanc a vocation à enrichir le débat public. Il n’apporte pas des réponses péremptoires. Il pose des interrogations éthiques et déontologiques dans l’accompagnement des évolutions de nos sociétés et y apporte des éléments de réflexion.


6 recommandations:

1. Définir le bon usage de la santé mobile au service de la relation Patients-Médecins
2. Promouvoir une régulation adaptée, graduée et européenne
3. Poursuivre l'évaluation scientifique
4. Veiller à un usage éthique des technologies de santé connectée
5. Développer la littératie numérique
6. Engager une stratégie nationale de e-Santé

mardi 29 avril 2014

La Commission européenne lance une consultation sur la santé mobile (#mHealth)

commission européenne
La santé en poche: libérer le potentiel de la santé mobile
La Commission européenne lance une consultation sur la santé mobile (#mHealth) dans le cadre de laquelle elle invite le public à l'aider à trouver des moyens d’améliorer la santé et le bien-être des Européens grâce aux appareils portables tels que les téléphones, les tablettes, les dispositifs de surveillance des patients et d’autres appareils sans fil.
La vice-présidente de la Commission européenne, Mme Neelie Kroes (@NeelieKroesEU), chargée de la stratégie numérique, a déclaré: «Grâce à la santé mobile, certaines visites onéreuses à l'hôpital pourront être évitées, les citoyens pourront mieux prendre en charge leur propre santé et leur bien-être, et la démarche préventive prendra progressivement le pas sur la démarche curative. C’est aussi une formidable occasion pour l'économie florissante des applis mobiles et pour les entrepreneurs.
Personnellement, je suis déjà une fervente supportrice de la santé mobile, comme en témoigne le bracelet électronique que j'utilise afin de mesurer mon niveau d'activité au jour le jour. Je vous encourage vivement à participer à cette consultation pour nous aider à devenir des leaders mondiaux dans ce domaine passionnant».
Le commissaire européen à la santé, M. Tonio Borg (@borgton), a ajouté: «La santé mobile recèle un grand potentiel: elle procurerait aux citoyens les moyens nécessaires pour gérer eux-mêmes leur santé et pour rester en bonne santé plus longtemps, elle renforcerait la qualité des soins de santé, elle offrirait un confort accru aux patients et elle assisterait les professionnels de la santé dans leur travail. La recherche de solutions de santé mobile peut ainsi contribuer à la mise en place de systèmes de soins de santé modernes, efficaces et durables».
À quoi peut servir la santé mobile?
Utiliser la santé mobile, c'est gagner sur trois tableaux! Les services de santé mobile:
permettent au patient de maîtriser sa santé, tout en lui procurant une plus grande autonomie et en aidant à prévenir les problèmes de santé;
renforcent l'efficacité du système de soins de santé en offrant de vastes perspectives d'économies;
engendrent de formidables opportunités pour les services innovants, la création d’entreprises et l’économie des «applis».
Quelques exemples d'applications de santé mobile
une appli mesurant vos signes vitaux tels que la pression artérielle;
une appli aidant à administrer l’insuline aux personnes diabétiques, par la transmission, à partir d'une plateforme mobile, de signaux de commande à la pompe;
une appli rappelant aux patients qu’ils doivent prendre leurs médicaments;
une appli proposant des recommandations en matière d'exercice physique ou de régime alimentaire visant à améliorer d'une manière globale la santé et le bien-être des utilisateurs.

mhealth infographic
La bonne nouvelle
Près de 100 000 #applis de santé mobile sont d'ores et déjà disponibles sur de multiples plateformes telles qu’iTunes, Google play, Windows Marketplace et Backberry World. Les 20 applis de sport, de remise en forme et de santé les plus populaires comptabilisent déjà 231 millions de téléchargements dans le monde entier. D’ici 2017, 3,4 milliards de personnes dans le monde posséderont un smartphone et la moitié d'entre elles utiliseront des applis de santé mobile. En 2017, si son potentiel est pleinement exploité, la santé mobile pourrait permettre d'économiser 99 milliards d’euros en coûts de soins de santé dans l’Union européenne. En outre, grâce au train de mesures relatif à la création d'un «continent connecté», qui a reçu un vote positif au Parlement européen la semaine dernière, nous avons fait un pas de plus vers la protection des services innovants dans l’UE.
À quoi faut-il prêter attention?
Il nous faut encore nous pencher sur des questions telles que la sécurité des applis de santé mobile, les préoccupations liées à l’utilisation des données qu'elles exploitent, le manque d’interopérabilité entre les solutions existantes et la méconnaissance par les parties prenantes des obligations juridiques applicables aux applis relatives au mode de vie et au bien-être, telles que le respect des règles de protection des données et la nécessité d'obtenir le marquage «CE» pour les applis pouvant être considérées comme des dispositifs médicaux. Il est également important que nous instaurions une relation de confiance entre les professionnels de la santé et les citoyens, et que nous aidions ces derniers à utiliser efficacement les services de santé mobile.
Quelles sont les questions posées dans le cadre de la consultation?
Les associations de consommateurs et de patients, les professionnels de la santé et les organisations du secteur de la santé, les autorités publiques, les concepteurs d'applis, les fournisseurs de services de télécommunications, les fabricants d'appareils portables, les particuliers et toutes les parties intéressées sont invités à répondre à la consultation avant le 3 juillet 2014. Exemples de questions posées:
Quelles exigences en matière de sécurité et de performances devrait-on appliquer aux applis «mode de vie et bien-être»?
Quelles garanties en matière de sécurité permettraient-elles d'assurer la sécurité des données de santé dans le contexte de la santé mobile?
Quelle est la meilleure façon de promouvoir l’entrepreneuriat dans le domaine de la santé mobile en Europe?
L’UE finance également la recherche dans le domaine de la santé mobile. Par exemple, les patients atteints d’insuffisance rénale seront bientôt en mesure de contrôler leur dialyse au moyen de leur smartphone, des applis de gestion du stress sont déjà disponibles et du personnel médical à Graz, en Autriche, a grandement amélioré son organisation interne du travail grâce à un nouveau système portable. Vous trouverez de plus amples informations dans le MEMO/14/266.
Contexte
La santé mobile (mHealth) est un nouvel aspect de la santé en ligne (#eHealth @EU_eHealth) consistant à utiliser les technologies de l'information et de la communication pour améliorer les produits, services et processus de santé. C'est un domaine prometteur appelé à compléter, plutôt qu'à remplacer, la prestation traditionnelle de soins de santé.
Publié en 2012, le plan d’action pour la santé en ligne 2012-2020 de la Commission a reconnu les avantages actuels et potentiels des applis de santé mobile, ainsi que les risques potentiels qui y sont associés, et a annoncé la publication du livre vert sur la santé mobile.
Ce livre vert s’accompagne d’un document de travail des services de la Commission visant à mieux informer les parties prenantes au sujet des règles de l’UE en matière de protection des données et de dispositifs médicaux (en les aidant à déterminer si cette législation s’applique ou non à leurs applis) ainsi que sur les directives relatives à la protection des consommateurs.
Répondez-y avant le 3 juillet 2014, en cliquant ici, par courrier électronique ou par courrier à l’adresse suivante:
Commission européenne, DG Réseaux de communication, contenu & technologies
Unité H1 — Santé & bien-être
Avenue de Beaulieu/Beaulieulaan 31, 1049 Bruxelles - Belgique.
La Commission publiera la synthèse des réponses au cours du quatrième trimestre 2014; les éventuelles mesures sont attendues en 2015.
Liens utiles
MEMO/14/266 Ce que la santé mobile peut faire pour vous
Contacts
Courriel: comm-kroes@ec.europa.eu Tél.: +32 22957361 Twitter: @RyanHeathEU