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jeudi 27 octobre 2011

Suisse : campagne « Ensemble contre les médicaments au passé trouble » [commandés sur Internet]

STOP PIRACY médicaments suisse 2011
Berne, le 25.10. 11 - Les médicaments illégaux sont mortels : tel est l'un des principaux messages de la campagne nationale lancée conjointement par l'autorité suisse de contrôle des produits thérapeutiques, les pharmacies suisses et l'industrie pharmaceutique de Suisse. Sous la houlette de STOP PIRACY, elles invitent les consommateurs à ne pas acheter de produits thérapeutiques sur Internet.




La campagne commune lancée par Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques, la Société suisse des pharmaciens pharmaSuisse ainsi que les associations des entreprises pharmaceutiques Interpharma et la vips s'adresse directement aux acheteurs potentiels : jusqu'au 5 novembre, ils peuvent en effet faire contrôler gratuitement les médicaments commandés sur Internet dans l'une des 760 pharmacies participant à cette action en Suisse. Ils peuvent également retracer, en visionnant un court-métrage, le parcours d'un médicament illégal et - dans le cas présenté - mortel, en remontant jusqu'à son origine trouble dans un laboratoire installé par des criminels dans une arrière-cour.

 

Des médicaments qui nuisent au lieu de soigner

Au cœur de cette campagne : la prévention par l'information. Les contrefaçons de médicaments et leur commerce sont en progression partout dans le monde - accroissant d'autant les risques pour les consommateurs. La criminalité liée aux produits thérapeutiques est aujourd'hui l'un des secteurs d'activité phares des organisations internationales de malfaiteurs. Le chiffre d'affaires annuel découlant des médicaments illégaux est en effet estimé à plusieurs milliards de francs. Nombreux sont les acheteurs de bonne foi qui ne savent toujours pas ou qui continuent de ne pas croire que ces « médicaments », loin de les guérir, sont souvent nuisibles. Ainsi, les pilules vantées sur Internet comme « naturelles » et « exclusivement à base de plantes » contiennent presque toujours uniquement des principes actifs chimiques parfois toxiques. 



C'est d'ailleurs ce que révèlent les analyses réalisées dans les laboratoires de Swissmedic sur les produits régulièrement saisis en collaboration avec les douanes. En septembre, des produits provenant prétendument d'Europe de l'Ouest ont ainsi été retenus lors de l'action internationale «Pangea IV».

source : communiqué de presse Swissmedic -

mardi 18 octobre 2011

Vente des produits dermo-cosmétiques sur Internet : l'arrêt rendu par la cour européenne autorise les Laboratoires Pierre Fabre a défendre une exemption individuelle

Laboratoires Pierre Fabre13 octobre 2011 - Les Laboratoires Pierre Fabre s'opposent depuis plusieurs années à la vente sur Internet des produits dermo-cosmétiques. Ils estiment en effet que seule la présence physique d'un pharmacien diplômé garantit au consommateur la qualité d'un conseil pharmaceutique personnalisé répondant à ses attentes d'efficacité et de sécurité. De plus, la vente à distance des produits de dermo-cosmétique favorise leur contrefaçon et prive leur cosmétovigilance du relais hautement qualifié des diplômés en pharmacie.

Suite à l'injonction de l'Autorité de la Concurrence d'autoriser ses distributeurs à vendre sur Internet, les Laboratoires Pierre Fabre ont porté l'affaire en octobre 2008 devant la Cour d'Appel de Paris. Celle-ci a reconnu le bien-fondé des arguments soulevés par les Laboratoires Pierre Fabre et ont suspendu l'injonction jusqu'à nouvel ordre.

Pour pouvoir se prononcer sur le fond, la Cour d'Appel de Paris a souhaité connaître l'avis de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE). La Cour d'Appel a donc posé une question d'ordre général - dite « préjudicielle » - à la CJUE pour savoir si l'interdiction de vendre sur Internet imposée par un fabricant à ses distributeurs constituait une restriction de concurrence. Dans un arrêt publié aujourd'hui, la CJUE reprend dans ses grandes lignes les conclusions de son avocat général qui s'était déjà prononcé le 3 mars dernier. Ainsi, elle estime qu'une interdiction absolue de vente sur Internet restreint par principe la concurrence. Elle souligne cependant que sous certaines conditions des exemptions individuelles peuvent être accordées. Il appartient maintenant à la Cour d'Appel de Paris de décider si les Laboratoires Pierre Fabre sont en droit d'en bénéficier.

Les Laboratoires Pierre Fabre prennent acte de l'avis de la Cour de Justice de l'Union Européenne. Ils se réjouissent que celle-ci puisse entrevoir la possibilité d'une exemption individuelle à un principe d'ordre général. Depuis le début de la procédure, les Laboratoires Pierre Fabre soulignent en effet que les produits dermo-cosmétiques sont d'abord des produits de santé, fréquemment intégrés par les dermatologues ou les pédiatres dans des parcours de soins médicaux, et qu'ils jouissent à ce titre d'un statut particulier s'opposant à leur distribution sur Internet.

Les Laboratoires Pierre Fabre attendent maintenant la décision de la Cour d'Appel, laquelle devrait intervenir dans le courant du premier semestre 2012. Plus que jamais, ils restent convaincus que l'intérêt du consommateur passe par un conseil personnalisé répondant à ses attentes d'efficacité et
de sécurité... communiqué de presse des Laboratoires Pierre Fabre -

jeudi 13 octobre 2011

La Commission européenne veut clarifier les règles régissant l’information sur les médicaments délivrés sur ordonnance

Commission européenne
Bruxelles, le 11 octobre 2011 - Pour des patients plus autonomes: la Commission européenne veut clarifier les règles régissant l’information sur les médicaments délivrés sur ordonnance – La Commission européenne a adopté des propositions modifiées clarifiant l’information que l’industrie peut mettre à la disposition de la population sur les médicaments délivrés sur prescription médicale.

Les patients sont de plus en plus désireux d’en apprendre plus sur les médicaments qu’ils prennent et ils veulent avoir davantage leur mot à dire sur les traitements qui leur sont conseillés. Parallèlement, ils sont confrontés à un volume croissant d’informations provenant de sources diverses et ont du mal à déterminer quelles sont les informations fiables fournies sur les médicaments. L’utilisation accrue de l'internet ces dernières années rend plus impérieuse encore la nécessité d’avoir des informations claires. Les informations consultables en ligne sur les médicaments doivent être précises et fiables.

Dans ses propositions, la Commission modifie son texte d'origine de 2008 et répond aux demandes du Parlement européen. Les propositions, qui maintiennent l’interdiction actuelle de publicité applicable aux médicaments délivrés sur ordonnance, prévoient les dispositions suivantes:

  • seuls certains types d'information pourront être fournis concernant les médicaments délivrés sur prescription médicale, par exemple les informations figurant sur l’étiquette ou dans la notice, celles concernant le prix, les essais cliniques ou les précautions d’emploi, 
  • la diffusion d’informations concernant les médicaments délivrés sur ordonnance ne sera autorisée que via un nombre limité de moyens de communication - sites web officiellement enregistrés ou documents imprimés mis à la disposition sur demande spécifique de particuliers. La publication dans la presse généraliste ne sera pas autorisée, 
  • les informations fournies devront se conformer à des critères de qualité agréés. Ainsi, elles devront être objectives et répondre aux besoins et aux attentes des patients; elles devront aussi être prouvées, factuellement correctes et ne pas induire en erreur. Enfin, elles devront être compréhensibles, 
  • de manière générale, toute information n’ayant pas été au préalable approuvée devra être vérifiée par les autorités compétentes avant d’être mise à la disposition du public. 
La modification de ces propositions a également fourni l’occasion de renforcer encore le système actuel de «pharmacovigilance», à savoir le contrôle de la sécurité des médicaments dans l’Union européenne.

M. John Dalli, commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, a déclaré: «Les propositions modifiées donnent la priorité aux droits, aux intérêts et à la sécurité des patients. Elles obligent l’industrie à fournir aux patients certaines informations capitales et définissent des règles pour toute précision complémentaire non obligatoire apportée sur les médicaments délivrés sur prescription médicale. Par ailleurs, elles renforcent encore le contrôle des médicaments soumis à autorisation.»

Prochaines étapes

Les propositions modifiées vont désormais être débattues à la fois par le Parlement européen et le Conseil des ministres.

source : communiqué de presse de la Commission Européenne -

lundi 3 octobre 2011

Consultez-vous des informations de santé sur Internet ? [Baromètre Cercle Santé Europ Assistance CSA 2011]

30/09/2011 - Le « Baromètre Cercle Santé – Europ Assistance » décrypte les pratiques, attentes et préoccupations en matière de santé des citoyens de neuf pays européens et des États-Unis. Depuis 5 ans, il suit l'état de l'opinion sur les grands débats de santé.

 extrait (pages 12 et 13) :

 "...

 V- Santé et nouvelles technologies

 La santé et Internet

 La Suède (72%) est le pays où la consultation d’informations santé sur Internet est la plus courante, suivie par les Etats-Unis (71 %) puis l’Autriche (58 %) et la Grande-Bretagne (57%).

baromètre europ assistance cercle santé csa 2011 consultez vous des informations de santé sur Internet
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 L’Allemagne (43%), l’Italie, la France, la République tchèque et l’Espagne sont les pays les moins utilisateurs (45%).

 En termes de progression, la Suède arrive en tête, étant passée de 46 à 72% en 5 ans, suivie par la Grande-Bretagne (57 vs 43%) et la France (45 vs 31%). L’Autriche et la Pologne semblent marquer le pas. Les Etats-Unis progressent de 5%.

baromètre europ assistance cercle santé csa 2011 qu'attendez vous de votre médecin par rapport aux informations de santé disponibles sur Internet
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Dans leur très grande majorité, les patients souhaitent que leur médecin explicite et/ou complète les informations vues sur Internet, et une proportion significative (66 % en Pologne > 41 % en Italie) que le médecin leur indique des sites fiables

 Consultations à distance : encore beaucoup de résistances

 Sur la question des consultations à distance avec un généraliste par Internet avec webcam, les Espagnols (39 %) et les Américains (38 %) suivis des Polonais (35%) se montrent les plus positifs, la proportion étant sans surprise sensiblement plus importante chez les 18-39 ans et chez les catégories sociaux professionnelles les plus favorisées, selon les pays.

 Toutefois, la population reste très majoritairement défavorable, dans tous les pays, à ce mode de consultation à distance, à commencer par les Français (82%) et les Italiens (80 %).

 L’analyse du dossier à distance entre praticiens mieux acceptée

baromètre europ assistance cercle santé csa 2011 deuxième avis médical sur Internet
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En revanche, à la question « Pour avoir un deuxième avis médical, l’analyse à distance via Internet de votre dossier médical par un médecin spécialiste est maintenant possible. Est-ce pour vous envisageable ou non ? », les réponses sont plus nuancées. · 82% des Suédois s’y disent favorables, contre 30% des Tchèques et 31 % des Italiens. · Les Français sont partagés (48%), les Allemands plus encore (42%).

Des tendances comparables sur la surveillance médicale

 On retrouve pratiquement la même hiérarchie d’un pays à l’autre entre les réponses à la question suivante : « Etes- vous plutôt pour ou plutôt contre le développement de moyens de surveillance médicale continue par téléphone mobile (exemple : relevé quotidien du taux de sucre, prise de la tension et du rythme du coeur) ? ». Avec des taux d’avis favorables partout supérieurs par rapport à la question précédente, sauf en Suède avec 75% d’avis favorables, derrière l’Espagne en tête avec 79%.

 Un attachement fort à la relation avec le médecin

 Les réponses à la question suivante permettent de mieux comprendre l’attitude des publics face à l’utilisation des technologies dans le domaine de la santé.

Quand on leur demande « Pensez-vous que l’utilisation des nouvelles technologies pour la consultation à distance d’un médecin par Internet ou téléphone mobile pour le suivi médical va renforcer, diminuer ou ne rien changer à la relation médecin/ malade ? une proportion encore importante de personnes pense que cela risque de diminuer la relation.

 Y compris pour les jeunes

 Et si cette proportion diminue sensiblement chez les jeunes de 18-39 ans dans la plupart des pays, elle augmente toutefois significativement en Pologne, en Espagne, en République tchèque et en Autriche. · Globalement l’Italie (47%), l’Espagne (44 %) et la France (42%) sont les pays où cette crainte de perte du lien relationnel est la plus présente, devant la Grande-Bretagne et la Suède (40%). · La Pologne (14%) et la République tchèque (16%) n’ont pas cette inquiétude, étant au contraire respectivement 43 % et 31% à penser que les nouvelles technologies vont renforcer la relation médecin/malade. Dans ces 2 pays, ce point de vue est plus partagé par les 50 ans et plus que par les moins de 35ans

 En résumé, les personnes sont plutôt favorables à l’utilisation des nouvelles technologies dans la mesure où elles viennent en support de l’intervention réelle et de l’expertise du médecin et lorsqu’elles sont perçues comme un renforcement de la relation médecin / malade. En revanche, une méfiance certaine demeure quant à tout ce qui tendrait à déshumaniser la relation, fût-elle distante.

 ..."

 source : CSA Baromètre santé 2011 : Les soins de santé en Europe et aux Etats-Unis -